lundi 16 juillet 2007

ARVIKAFESTIVALEN !

Résumé pour Pierrot :
Je reviens d’un putain de festival de 4 jours ! En gros, j’ai eu droit à tout ! Les joies des festivals quoi, des vrais !

Pour les autres !
Hej,

Cette semaine, putain de semaine ! Après dis au revoir à Cécile, avoir visité Stockholm avec Papa et Maman (donc pas travaillé Lundi !), je suis retourné au bureau : pas de bol personne ! La secrétaire est en congé, la présidente a chopé un gros virus. Bref, impossible de faire quoi que ce soit. Après de brèves négociations avec la présidente et la directrice de mon IUP, on s’est mis d’accord pour que je profite un peu de la Suède. J’abandonne donc Papa et Maman dès Jeudi, direction Arvika pour rejoindre Marlene et Karin !

Arvika est une petite ville qui fait un angle droit entre Göteborg et Oslo. 3 heures de train quoi ! Y avait un festival Rock/Métal, avec tous les ingrédients nécessaires : détails.





Jeudi.
Je me fais chier toute la matinée au boulot à tenir la permanence du boulot, pour rien. Début d’aprèm, je pars rejoindre les filles. Le voyage aura duré la journée. Les places sont attribuées d’office dans les trains suédois, et il vaut mieux les respecter. Ca commence bien : à côté de moi, une Belge !

J’arrive ensuite au festival. Après avoir galéré pendant une heure avec tous mes bagages parce que le bus m’avait déposé au deuxième camping, à l’autre bout du festival où les filles avaient planté les tentes, je parviens enfin à les trouver. Le terrain était naturellement détrempé, avec 10 cm de boue. Normal, c’est un festival.

Je plante et découvre la tente que j’avais achetée pour l’occasion. Etant donné que c’était la seule fois que je l’aurais utilisée, j’avais décidé de ne rien dépensé pour. J’ai donc acheté une tente pour enfant à 100 SEK (10€), de 120 cm x 140 cm. Position du fœtus en prévision pendant trois nuits !

10 min après mon arrivée, je demande, juste pour discuter, comme ça, le programme aux filles. Ce à quoi Marlene me répond « next band is Within Temptation, I don’t know who they are … » They are the band I’ve missed four times in two years !!!! Je me précipite donc au festival, tant pis, je mangerai liquide ce soir. Within : énorme ! Toutes les meilleures chansons, et ils sont tous assurés. Ca, c’est fait.


Vendredi

Je me réveille couvert de boue. C’était à la mode ce week-end. Le terrain était encore plus détrempé, pourtant le temps s’est un peu découvert : à la météo ils avaient annoncé de la pluie, c’était la canicule. Manque de bol, j’avais oublié mon short. C’est pas grave, je garderai mon gros fut plein de boue tout le week-end.

Il était alors temps d’aller à la ville pour faire nos réserves de vivres. Sac sur le dos, je pars et me perd. Le centre était environ à deux kilomètres du camping, à gauche sortant. J’ai bien fait deux kilomètres, mais en partant à droite. Bref, magnifique promenade au cœur des pollens avec mon gros fut boueux ! Au bout de trois heures, je parviens enfin au centre, en achète pour quinze kilos de vivres qui nous feront une soirée, et repars pour encore quelques kilomètres avec mon sac sur le dos.

Sur le chemin, j’en profite pour marcher sur des gros cailloux pointus, et trouer la seule paire de pompes que j’ai. Comme ça, mes deux paires de chaussettes propres seront couvertes de boue encore plus rapidement (2 minutes chrono)!!!

Je suis donc rentré H.S., alors que les filles s’étaient bien reposées et prêtes à faire la fête. Sauf que moi j’en ai profité pour cramer, et pas elles. Oui, les coups de soleil sont à la mode dans les festivals, surtout quand on s’attend à de la pluie tout le week-end !

Le soir venu, grosse soirée en perspective : en autres groupes In flames, LE groupe suédois attendu par excellence ! 2 heures de concerts. Enorme. Si on vous demande, mes coups de soleil proviennent en fait du fait que j’étais un peu trop prêt de la scène, et que je me suis pris quelques retours de flammes !

Ensuite autres groupes, autres bières, etc. J’en ai profité pour perdre mon téléphone, définitivement.









Samedi

Oh, il pleut, encore pire que Jeudi !!! Ce coup-ci c’est au tour de Marlene d’aller chercher les réserves, réserves qu’elle ne trouvera pas. Tant pis, on taxera les voisins. Pendant ce temps, on se roule gentiment dans la boue !

Nous avons donc passé la soirée chez les voisins, qui avaient tout ce qu’il fallait. Les groupes étaient sympas, la pluie aussi, mais on est surtout resté avec les voisins, comme ils avaient de la bière et des clopes... Mais on est aussi resté par ce qu’ils étaient super sympas, surtout qu’ils me donnaient tout ce que je voulais à partir du moment où ils pouvaient m’appeler « ma baguette » et me regarder dormir dans ma tente !




Dimanche

Il est temps de partir. Par chance, ma tente a pris la flotte toute la nuit. Je me réveille donc trempé, de même que mes seules fringues propres. On est pas là pour être propre ! Et c’est parti pour toute une journée de voyage, à dormir comme tout le monde sur le quai de la gare en attendant les trains blindés, dont l’odeur pestilentielle se déclare au bout de 5 minutes.

Arrivé à la maison à 22 heures, le temps pour moi de faire tout ce que je n’ai pas fait pendant le week-end. Me laver, me brosser les dents, me démêler les cheveux, manger, boire de l’eau, voir des toilettes avec une chasse d’eau, marcher sur un sol sec, sentir une autre odeur que la merde et le vomi, entendre le silence, porter de nouveaux vêtements propres et secs, racler le kilo de boue qu’il y avait sur chaque chaussure, et peut-être dormir, pourquoi pas ? … Parce que je dois aller travailler demain et rattraper tout le boulot que je n’ai pas fait la semaine dernière.


Bref, le bonheur ce festival. C’était géant. La débauche, la vraie !!! J’ai tout fait, j’ai tout eu :
de la musique, de la merde, de la bière, des emmerdes, du monde, et surtout plus de portables, ni internet. La déchéance quoi !


Portez-vous bien.

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